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pension de retraite

Les conditions dans lesquelles les travailleurs peuvent prendre leur retraite en France

La pension de retraite en France se compose d’une partie de base et d’une partie complémentaire.

Double cotisation au système

En règle générale, les salariés du secteur privé des entreprises cotisent simultanément à deux caisses d’assurance vieillesse, la caisse de base (gérée par la CNAV), qui repose sur le principe de la répartition, et la caisse complémentaire obligatoire, gérée par l’agirc-arrco, qui repose sur un système par points. Cela signifie qu’au moment de la retraite, vous recevrez une pension composée de deux sommes : pension de base + pension complémentaire. Il existe une manière pratique d’apercevoir le détail de l’évaluation du montant de votre retraite complémentaire, celle de consulter le site dédié au calcul retraite d’EOR, 36 Rue de Laborde, 75008 Paris, France. Vous pouvez également entrer en contact avec une équipe de conseillers retraite spécialisés en calcul retraite, reconstitution de carrière et simulations de pension par téléphone au 01 45 22 22 00 ou par mail à [email protected].

La complexité du système de retraite français

Il convient de rappeler que le système de retraite français est extrêmement complexe. Il y a deux raisons principales à cela : la pluralité des régimes généraux et spéciaux (avec la pluralité des organismes de gestion (35) et des règles juridiques qui en découlent), et les réformes réglementaires successives menées par le législateur français. Ces réformes ont porté principalement sur la limitation des préretraites, l’assouplissement de la compatibilité travail-retraite, le relèvement de l’âge de la retraite et le caractère contributif des règles de calcul. Parallèlement, pour corriger la réglementation régressive, des périodes fictives de cotisation qualifiante ont été instaurées. Et toutes les réformes ont pris soin d’établir des règles transitoires, de sorte que les règles d’application sont multipliées, en tenant compte de la date de naissance du demandeur, date qui sert de préfixe aux nombreux tableaux d’application transitoire des réformes.

Âge légal de départ à la retraite

Pour bénéficier d’une retraite de base, les assurés nés avant le 1er juillet 1951 doivent être âgés d’au moins 60 ans (ou moins en cas de carrière longue, de pénibilité ou d’invalidité), puis progressivement jusqu’à 62 ans pour ceux nés à partir du 1er janvier 1955 (pour les autres assurés, selon l’année de naissance, il existe un tableau d’application spécifique). Néanmoins, pour obtenir une pension de base complète (50 %), il faut avoir 65 ans si l’on est né avant le 1er juillet 1951, ou 67 ans si l’on est né après le 1er janvier 1955. Dans le cas contraire, des coefficients de minoration sont appliqués en fonction de la date de naissance et du nombre de trimestres de cotisations antérieures.

Le montant de la pension de retraite de base

La pension de retraite de base (avec ce maximum de 50 % de la base, appelé pension complète) est calculée sur la base :

1er le salaire de référence, qui est calculé en retenant les 25 meilleures années de cotisations pour les travailleurs nés après 1948.

2e la durée totale de la vie professionnelle et de l’activité salariée, qui est calculée en trimestres, et qui sert à fixer le taux de la pension (selon un barème basé sur l’année de naissance de l’assuré, de sorte que les personnes nées avant 1948 doivent justifier de 161 trimestres pour bénéficier d’une pension à taux plein, et de 172 pour celles nées à partir du 1er janvier 1973).

Le montant de la retraite complémentaire

La retraite complémentaire est calculée sur la base du nombre de points accumulés multiplié par la valeur annuelle fixée pour le point. Ce sont les cotisations qui sont converties en points de retraite complémentaire, et chaque année, le « prix d’achat » ou salaire de référence du point est établi. Lors de la liquidation de la pension, ces points sont multipliés par la valeur dite de service attribuée annuellement au point.